À la Découverte de l’Hôpital des Violons à Montréal

VIOLIN - VIOLON - LUTHIER - LUTE - MONTREAL - Photoreport MICHAEL MONNIER

Les violons sont silencieux. Les violoncelles aussi.

Ils se reposent. Se font soigner. Dorloter.

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Au coeur du Montréal des festivals.

Dans un petit atelier.

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Bertrand. Olivier. André.

Travaillent dans l’ombre.

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Ils rabotent. Brûlent. Tissent. Taillent. Collent. Poncent.

Lentement. Sûrement. Patiemment.

Dans un silence religieux.

Leurs outils font la conversation.

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Transmis depuis quatre générations de luthiers. 

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Ils s’expriment encore. Dans les mains d’Amandine.

Venue de France. Elle récolte ce savoir. Leur expérience.

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Héritée de l’âme de ces lieux. Du patriarche.

Gyula Szentmihaly alias Jules Saint-Michel.

« Je transforme du bois sec en une chose presque vivante. »

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En haut des escaliers, coincé au premier étage.

Sur son petit établi, il fait naitre ses instruments.

Ses « amis ».

« Ils sont vivants. Ils peuvent pleurer. »

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Sa passion a vu le jour dans les cafés de Budapest.

« C’est les violons tsiganes !

À trois ans, je voulais faire de la musique. »

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« Même maintenant à mon âge, je parle à mon violon et mon violon me parle. »

Mais il y a plus d’un demi-siècle, c’est un presque médecin qui est arrivé à Montréal. 

« Ma mère voulait que je fasse un vrai métier. »

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« Ici, mes années d’études n’étaient pas reconnues. 

Il fallait recommencer à zéro. »

« J’en ai profité pour retourner à ma passion, le violon. »

« Finalement, j’aime mieux guérir des violons que des gens. »

« Parce que je réussis toujours. »

 « Même un morceau de morceau de violon, je peux en faire un bon violon. »

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En bas, à l’entrée de l’atelier, des cordes sonnent par un mécanisme ingénieux.

La porte s’ouvre, c’est sa fille Lili qui accueille le public.

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Olivier, son petit fils, s’occupe des archets.

Dans un recoin, des timbres sont arborés en bonne place.

« Poste Canada a mis mes mains sur un timbre. »

« Mon violon a fait le tour du Canada. »

« Je ne le vendrai jamais. »

Les violons reprennent lentement vie. Les violoncelles aussi.

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